Le bleu, tantôt profond, tantôt transparent, traverse la programmation comme un secret. Plus qu’une couleur, il invite à ralentir et à regarder autrement. Marc Desgrandchamps ouvre le parcours dans les Galeries Hautes avec paysages bleutés et troncs noirs ; Claudio Parmiggiani répond par des bibliothèques de suie, traces d’oubli. Antonio Crespo Foix dialogue dans le Petit Salon avec sculptures filaires. Pascal Convert, à la Tour de Diane, installe des cloches muettes, méditation sur la mémoire et le deuil. Eugène Dodeigne impose force et archaïsme — oiseau monumental dans la Cour de la Ferme — tandis qu’Astrid de la Forest, Evi Keller et Anaïs Lelièvre explorent superpositions, cosmos et métamorphoses matérielles. Janine Thüngen‑Reichenbach, Ghyslain Bertholon et Bernard Pagès déploient formes végétales, récits fantastiques et verticalités fragiles. Lionel Sabatté veille, chouette silencieuse. Parcours sensible et contemplatif, la Saison d’art compose bleu et noir pour inviter à habiter le lieu autrement.