Normandie impressionniste 2026. Du 29 mai au 27 septembre 2026.

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Normandie impressionniste 2026. Du 29 mai au 27 septembre 2026.

Le festival Normandie Impressionniste, après un succès retentissant avec 2 millions de visites lors de l’édition 2024, revient en 2026 avec une édition spéciale qui marque le centenaire de la disparition de Claude Monet. Cet événement unique se déroulera dans 10 villes, proposant 21 expositions, 32 projets dans divers parcs et jardins de Normandie, ainsi que 11 projets dans l’espace public, et 29 événements gratuits.

 

Le thème de cette édition, « Un possible jardin », s’inscrit dans une réflexion sur la dualité entre l’intime et l’extérieur, ainsi que sur les relations entre nature et artifice. Le jardin de Giverny, où Monet a cultivé sa passion artistique pendant 43 ans, sera au cœur de cette célébration. Ce jardin, conçu comme un tableau vivant par touches végétales, interroge la coexistence des éléments de la nature et de l’homme, un thème qui trouve un écho dans les propos de Donna Haraway sur la responsabilité envers notre environnement.

L’événement se déroulera de juin à septembre 2026, avec une première historique : un parcours contemporain qui s’étend le long de la Seine, entre Le Havre et Paris, englobant des villes telles que Honfleur, Rouen et Vernon. Au total, 43 spectacles vivants seront présentés, dont 9 créations pluridisciplinaires, 9 projets pédagogiques, et 7 projets touristiques.

Des artistes de renom, tels que Céleste Boursier-Mougenot, Julien des Monstiers, DRIFT, Noémie Goudal, et Sarah Moon, seront invités à réinterpréter le thème du jardin de Monet. Ai Weiwei exposera des œuvres en LEGO® dans la nef du MuMa du Havre, évoquant des sujets politiques tout en rendant hommage à son père, ancien poète exilé. De même, Cai Guo-Qiang, maître de l’explosion, présentera des peintures à la poudre à canon dans le cadre majestueux de l’abbaye du Mont Saint-Michel, ainsi qu’un spectacle de feux d’artifice sur la Seine.

Fujiko Nakaya, à 92 ans, créera une sculpture de brouillard inspirée d’un arbre du parc des Personnalités de Honfleur. Ce projet représente un dialogue entre l’art et la nature, mettant en lumière l’héritage jardinier de Monet. Mika Ninagawa, quant à elle, développera un spectacle visuel interprétant l’impressionnisme japonais à travers des projections inspirées d’estampes. Jacques Perconte, spécialiste du numérique, explorera également des transitions entre nature et artifice.

Enfin, le festival posera la question : comment cultiver son jardin peut devenir un acte de résistance face aux défis contemporains ? Tout comme Monet, qui a réussi à capturer la beauté fugace de la nature malgré les tumultes de son époque, le festival de 2026 nous invite à réfléchir à notre rapport à l’environnement et à la manière dont nous pouvons créer un lien durable entre art et nature. En résonance avec les problématiques actuelles, cette édition constitue une opportunité unique d’explorer les nouvelles dimensions du patrimoine impressionniste dans un cadre contemporain

 

Question à Philippe Platel, directeur général et artistique du festival Normandie Impressionniste. 

La programmation présente quatre grands artistes asiatiques. Qu’est-ce qui vous a amené à vous tourner vers la scène asiatique ? Quel rapport entretient-elle avec l’impressionnisme ?

Philippe Platel : Quand on rend hommage à Monet, on doit rendre hommage au Japon. L’artiste le disait lui-même : « Je dois tant au Japon ». Sans le Japon, y aurait-il eu Impression, soleil levant ? Y aurait-il eu les Nymphéas ? J’ai rencontré Fujiko Nakaya quand nous travaillions sur l’exposition Dynamo du Grand Palais. Depuis ma prise de poste au festival, j’attendais le bon moment pour faire entrer son travail en résonnance avec Normandie Impressionniste. Elle m’a dit une chose amusante : « À 92 ans, on me propose sans arrêt des projets sur les spectres et les fantômes. Alors quand
tu me proposes la lumière impressionniste, comment puis-je refuser ! ». Je suis heureux que ce projet lui offre de la lumière et quelle lumière ! Celle de Honfleur et de l’estuaire de la Seine. Fujiko est littéralement tombée en affection pour un petit arbre seul dans le parc des Personnalités de Honfleur. Ce sera lui son personnage principal. Tout partira de lui pour cette sculpture de brouillard inédite sur les terres qui ont vu Monet apprendre à peindre le ciel avec Boudin. Il est amusant de penser que pendant ce temps, les œuvres de Boudin du musée
de Honfleur seront à Tokyo ! Autre génération, toute autre ambiance avec Mika Ninagawa qui a la lourde tâche de succéder à Bob Wilson pour le spectacle « Cathédrale de lumière » à Rouen. C’est lors d’un déplacement au Japon que je visite une immense exposition de Mika, remplie de projections vidéo fascinantes. Mika a sauté au plafond quand je lui ai proposé le projet. L’impressionnisme ! De son côté, Ai Weiwei avait présenté pour la première fois à Londres ses Water Lilies peu de temps avant l’ouverture du festival en 2024. De cette frustration
de timing est née une opportunité pour 2026 et c’est encore mieux. Deux ensembles (composés chacun de 650 000 LEGO®) seront présentés en vis-à-vis (comme à l’Orangerie) dans la nef du MuMa du Havre, en parallèle de la grande exposition « Monet au Havre » présentée par le musée.

Nouvel Institut Franco-Chinois, 2 rue Sœur Bouvier – Lyon 5ème Exposition ouverte au public de 10 h à 18 h du lundi au vendredi. Du du 18.01 au 29.04.2017